parlons technique

Comment lire un tube de peinture ? Les symboles et informations à connaître

Quand on choisit une couleur, le premier réflexe est souvent de regarder son nom.

Bleu outremer, rouge de cadmium, terre de Sienne, vert émeraude… Les noms des couleurs peuvent être évocateurs, parfois très poétiques, parfois un peu mystérieux.

Mais regardez un peu plus attentivement le tube : sous ou à côté de ce nom se cachent d’autres informations. Un numéro, un carré, quelques lettres, parfois un petit symbole…

Et tout ce petit langage a quelque chose à nous apprendre sur la peinture que l’on tient entre les mains.

Alors, comment s’y retrouver ?

À noter : les informations et leur présentation peuvent varier selon les marques et les gammes. Nous vous présentons ici les indications que l’on retrouve le plus couramment sur les peintures acryliques, à l’huile et la gouache.

Le nom et le numéro : l’identité de votre couleur

Commençons par le plus évident : le nom de la couleur.

Mais à côté de celui-ci, vous trouverez généralement un numéro de couleur. C’est la référence attribuée par la marque à cette teinte.

Ce numéro est particulièrement pratique pour retrouver exactement la même couleur dans la gamme.

Vous avez trouvé votre bleu préféré ? Notez son numéro ! Quelques mois plus tard, il vous permettra de retrouver rapidement la bonne teinte, même si son nom vous échappe.

Et maintenant que l’on sait quelle couleur on regarde, intéressons-nous à ce que nous dit le reste du tube.

opacité

Le carré : couleur opaque ou transparente ?

Parmi les petits symboles que l’on trouve sur les tubes, le carré est l’un des plus utiles à repérer.

Il indique le degré de transparence ou d’opacité de la couleur.

On retrouve généralement :

  • un carré vide pour une couleur transparente ;
  • un carré vide barré d’une diagonale pour une couleur semi-transparente ;
  • un carré partiellement rempli pour une couleur semi-opaque ;
  • un carré rempli pour une couleur opaque.


Une couleur transparente laisse davantage apparaître ce qui se trouve dessous. Elle sera notamment intéressante pour les superpositions et les glacis.

Une couleur opaque couvre davantage la couche précédente et permet de poser la couleur de façon plus franche.

Certaines marques utilisent aussi les lettres T et O, pour Transparent et Opaque, ou T/O pour une couleur intermédiaire.

— Pourquoi cette information est-elle utile ?
Parce que deux couleurs peuvent sembler assez proches dans leur tube et pourtant se comporter très différemment une fois sur le papier, la toile ou le support.

Le petit carré peut donc faire toute la différence au moment de choisir entre deux teintes.

durabilité

La résistance à la lumière : une couleur faite pour durer

Autre information intéressante à repérer : la résistance à la lumière.

Elle indique la capacité de la couleur à conserver son aspect dans le temps lorsqu’elle est exposée à la lumière.

Selon les marques, elle peut être représentée par des étoiles, des signes « + », un soleil ou d’autres symboles.

Pour les systèmes utilisant des étoiles ou des « + », on retrouve généralement 1 à 3 symboles : plus il y en a, meilleure est la résistance à la lumière.

Pour les systèmes utilisant le symbole soleil, il est inscrit un numéro à l’intérieur allant de 1 à 3 (parfois en chiffres bâtons), 1 indiquant la meilleure résistance à la lumière.

C’est particulièrement utile pour une œuvre que l’on souhaite conserver, exposer ou transmettre, plutôt que simplement réaliser pour le plaisir du moment.

composition

PB15, PR122, PG7… : le mystérieux langage des pigments

Et puis, il y a ces combinaisons de lettres et de chiffres que l’on remarque parfois sur les tubes :

PB15, PR122, PY3, PG7…

Cette fois, il ne s’agit plus de la référence de la couleur, mais de celle du pigment utilisé pour la fabriquer.

La nomenclature est commune aux fabricants :

  • PB pour Pigment Blue (bleu) ;
  • PR pour Pigment Red (rouge) ;
  • PY pour Pigment Yellow (jaune) ;
  • PG pour Pigment Green (vert) ;
  • PO pour Pigment Orange (orange) ;
  • PV pour Pigment Violet (violet).

 

Le chiffre permet ensuite d’identifier précisément le pigment.

Par exemple, PG7 désigne le même pigment vert, quelle que soit la marque qui l’utilise.

Une couleur peut contenir un seul pigment ou plusieurs pigments associés. Cela peut notamment expliquer pourquoi deux couleurs qui semblent proches peuvent avoir des comportements très différents lorsqu’on les mélange.

Pas besoin de retenir tous ces codes : ils sont surtout là pour nous renseigner précisément sur ce qui compose la couleur.

Et le Nuancier, alors ?

Voilà pour le tube. Mais si vous êtes devant un rayon de peinture, vous avez probablement aussi un autre outil sous les yeux : le nuancier.

Et celui-ci peut nous apprendre quelque chose que le tube ne montre pas toujours : comment la couleur va réellement se comporter une fois utilisée.

Sur certains nuanciers, une même couleur peut être présentée de plusieurs façons. On peut retrouver la couleur pure, la même couleur mélangée avec du blanc*, et parfois une présentation permettant de voir son pouvoir couvrant.

Pourquoi prendre la peine de montrer plusieurs versions d’une même couleur ? Parce que deux teintes qui paraissent presque identiques lorsqu’elles sont regardées pures peuvent devenir très différentes dès qu’on les éclaircit.

Imaginez deux bruns très foncés. Dans leur version pure, ils peuvent sembler presque identiques. Mais mélangés avec du blanc, l’un peut révéler un brun plus chaud, tandis que l’autre va tirer vers un brun plus froid, plus chocolaté.
Même surprise avec certains bleus très foncés ou les indigos : en ajoutant du blanc, ils peuvent révéler toute une famille de bleus plus clairs que l’on ne soupçonnait pas en regardant simplement le tube.

C’est tout l’intérêt de ces nuanciers : ils ne montrent pas seulement une couleur, ils montrent une partie de ce qu’elle peut devenir.

*Selon les nuanciers, le blanc peut être ajouté à parts égales avec la couleur, ou en quantité progressive pour faire apparaître différentes nuances.

 

💧 Et pour l’aquarelle ?

La logique est un peu différente. Sur les nuanciers d’aquarelle, on retrouve souvent une même couleur présentée avec différentes quantités d’eau, afin de voir comment son intensité et sa transparence évoluent.

Une autre façon de découvrir une couleur… sans lui ajouter une goutte de blanc !

Alors, que faut-il retenir ?

Pas besoin de connaître par cœur tout le langage des fabricants pour choisir une peinture.

Quand vous prenez un tube en main, commencez simplement par regarder :

— Le nom et le numéro → pour identifier précisément votre couleur.

— Le carré → pour savoir si elle est transparente ou opaque.

— La résistance à la lumière → pour savoir comment elle se comportera dans le temps.

— Les codes de pigments → pour savoir quels pigments entrent dans sa composition.

— Regardez le nuancier → lorsque vous avez un doute entre deux couleurs. Il peut parfois vous montrer une différence que vous n’auriez jamais imaginée en regardant simplement les tubes.

Et surtout, pas de panique si tous ces petits symboles ne vous parlent pas encore !
L’objectif de ce Focus n’est pas de vous transformer en spécialiste de la couleur en cinq minutes. Il est simplement de vous donner quelques clés pour mieux comprendre ce que vous avez entre les mains.

Et si vous avez encore un doute devant le rayon, nos équipes Oz’art sont là pour vous conseiller en boutique, comparer les couleurs avec vous et vous aider à trouver celle qui correspond vraiment à votre projet.

Parce que connaître son matériel, c’est bien.
Savoir quoi en faire, c’est encore mieux.

Et maintenant… à vos pinceaux ! 🎨

Alors, que faut-il retenir ?

Pas besoin de connaître par cœur tout le langage des fabricants pour choisir une peinture.
Quand vous prenez un tube en main, commencez simplement par regarder :

— Le nom et le numéro → pour identifier précisément votre couleur.

— Le carré → pour savoir si elle est transparente ou opaque.

— La résistance à la lumière → pour savoir comment elle se comportera dans le temps.

— Les codes de pigments → pour savoir quels pigments entrent dans sa composition.

— Regardez le nuancier → lorsque vous avez un doute entre deux couleurs.
Il peut parfois vous montrer une différence que vous n’auriez jamais imaginée en regardant simplement les tubes.

Et surtout, pas de panique si tous ces petits symboles ne vous parlent pas encore ! L’objectif de ce Focus n’est pas de vous transformer en spécialiste de la couleur en cinq minutes. Il est simplement de vous donner quelques clés pour mieux comprendre ce que vous avez entre les mains.

Et si vous avez encore un doute devant le rayon, nos équipes Oz’art sont là pour vous conseiller en boutique, comparer les couleurs avec vous et vous aider à trouver celle qui correspond vraiment à votre projet.

Parce que connaître son matériel, c’est bien.
Savoir quoi en faire, c’est encore mieux.

Et maintenant… à vos pinceaux ! 🎨